Un Récit de la Résistance

Vocubulaire pour t’aider

  • la guerre – war                                  
  • la peur – fear              
  • le pouvoir – power
  • le milieu – background                      
  • l’ouvrier – manual worker
  • le contrebandier – smuggler              
  • lutter contre – fight against
  • détruire – to destroy                          
  • un chemin de fer – railway
  • la tâche – task                        
  • parfois – sometimes
  • fidèle –faithful                                  
  • cacher – to hide
  • une sacoche – satchel/ saddle bag      
  • trouver – to find
  • devenir – to become                          Forces-Navales-F-Libres1
  • un barrage – road block
  • éviter – to avoid                                 
  • sur le champ – straight away
  • traverser – to cross                            
  • assis – sitting
  • sans – without                                               
  • une seringue – syringe
  • le coin – corner                                  
  • renverser – to knock over
  • saisissant – seizing                            
  • avoir de la chance – to be lucky
  • essayer – to try                                  
  • réussir – to succeed
  • sera – will be

Clique ici pour un dictionnaire en ligne:

Introduction:

De 1940 à 1944, la France vivait sous l’occupation allemande. La deuxième guerre mondiale a été une experience traumatisante pour le pays. La population vivait dans un état de peur, de répression et de privation ininterrompu. Mais malgré la menace constante de la présence des troupes allemandes, quelque 300,000 Français ont eu le courage de resister à leur presence, dans les organisations qui ont consitué la Résistance. Leur mission: combattre le pouvoir allemand et aider les Alliés.

Les résistants étaient des gens de milieux variés – étudiants, ouvriers, contrebandiers, professeurs, paysans. Tous étaient  audacieux et courageux.

 Ils faisaient une variété de missions pour lutter contre l’occupation allemande. Certains aidaient des soldats britanniques à rentrer en Grande Bretagne. Certains plantaient des bombes pour détruire les chemins de fer, pour perturber les transports allemands, d’autres organisaient des attaques contre des soldats.

 Voici l’histoire de Gilbert, resistant qui habitait près de la frontière suisse. Sa mission était de transporter des documents allemands en Suisse.

Courage et chance: le récit de Gilbert 

Gilbert habitait à Belfort, à vingt-cinq kilomètres de la frontière Suisse. C’était un jeune homme d’humeur incertaine, parfois énergique mais parfois paresseux, parfois réservé mais un ami fidèle. Il était apprécié par les autres résistants pour son caractère nonchalant, sincère et optimiste.

Un beau matin de mai 1944, le dernier printemps de l’occupation et le plus dangereux, Gilbert est parti de Belfort sur son vélo, cachant des documents dans les sacoches de son vélo, sous des pommes de terre. Depuis quelques mois, les missions devenaient plus dangereuses car l’ennemi commençait à comprendre et reconnaître les actions de la Résistance. Il y a eu plus d’arrestations et plus de barrages sur les routes.

Mais ce matin-là Gilbert est heureux. Le soleil brille et il aime la liberté de rouler à vélo sous ce ciel si bleu. Il pense être protégé par ses faux papiers d’identité. Si l’on le l’arrête pour le questioner sur ses mouvements il expliquera qu’il est allé acheter des légumes pour sa famille.

Soudain à la sortie de la ville il voit un barrage. Il est trop tard, il ne peut pas l’éviter. Trois soldats allemands contrôlent les identités. Gilbert montre sa carte, l’air nonchalant. ‘Gut’ dit l’un des soldats, et il veut le laisser passer. Mais un autre regarde les sacoches. Il les trouve suspects. Il pense qu’il y a quelque chose de caché à l’intérieur…  Le soldat ouvre les sacoches, sort les pommes de terre, et trouve les documents. Gilbert est arrêté sur le champ.

Le soldat et Gilbert entrent dans une grande maison, traversent le couloir, et entrent dans un bureau. En face de Gilbert, derrière sa table, est assis le capitaine allemand avec son interprète. Ils regardent Gilbert, l’air féroce et sans pitié.

– Votre nom?

– Je ne parlerai pas

– Où allez-vous?

Silence.

– Où avez-vous trouvé ces documents?

Les documents allemands se trouvent sur la grande table devant le capitaine, sous un revolver mauser 7.65.

Le capitaine prend une seringue, s’approche du résistant, et administre une injection dans la jambe, à travers son pantalon. Gilbert commence a sentir les effets de la drogue et essaie de se concentrer. Le capitaine retrouve sa place derrière la table, en face de Gilbert.

Sur la table Gilbert voit le revolver du capitaine. Il voudrait le saisir, mais l’arme est trop loin. Gilbert ne veut pas que le capitaine voie qu’il regarde le revolver, alors il le regarde du coin des yeux. Il a le vertige – l’effet de la drogue sans doute. Soudain on frappe à la porte, et le capitaine tourne la tête. Gilbert trouve la force pour saisir l’opportunité. Il renverse la table d’un coup de pied, saisissant l’arme et les documents quand la table commence à tomber. Il tire sur le capitaine et l’interprète, et sort dans le couloir.

Le plus vite possible, Gilbert court dans le jardin chercher son vélo. Il a de la chance: et il trouve son vélo tout de suite. Maintenant, son meilleur déguisement, c’est de retrouver le calme et le naturel. Alors, il se met en route sans hâte, transportant ses documents dans les sacoches, sous les pommes de terre. Le soleil brille encore. Le ciel est toujours aussi bleu. Mais Gilbert n’a plus de force dans les jambes – c’est l’effet de la drogue que le capitaine a injectée.

Il quitte la route, et se cache derrière un petit mur, où il dort pendant quelques heures. Il a de la chance: il n’y a pas de soldats allemands dans les environs. Enfin, Gilbert se réveille, les effets de la drogue sont partis, et il recommence son voyage.

Cette fois-ci, Gilbert réussit à traverser la frontière. Triomphant, il donne ses documents à son contact en Suisse.

Trois mois plus tard, Belfort sera libéré. Gilbert a joué son rôle avec courage, et il vivra à Belfort jusqu’à sa mort en 1996.

Constructions practised in this text: present tense; perfect tense; imperfect tense.

Possible tasks: 

  • Translate three paragraphs of this text
  • Tell the story in French as if you were Gilbert
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